Orangina aurait-il créé de faux comptes Facebook ?

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Il y a le bon buzz, celui que se passent et se repassent les internautes car ils apprécient le concept, s’en amusent ou admirent son ingéniosité. Et il y a le mauvais buzz, celui que désapprouve la communauté et qui fait les gorges chaudes des internautes les plus actifs. Orangina aurait-il franchi la ligne jaune ?

Un buzz marketing décalé, une communauté dynamique

C’est jusqu’alors l’image que la marque Orangina donnait de sa communication sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook. En utilisant un ton décalé et humoristique, avec des vitesses ou des images au fort potentiel viral, la marque complètement secouée (sinon, la pulpe, elle reste en bas) séduit et amuse de nombreux internautes. Citons par exemple la proposition de draguer Lady Gina ou Bad Jack en leur sortant les compliments les plus saugrenus qui soient, comme « Ton père a volé toutes les bulles de la Terre pour les mettre dans ta bouteille », est un humour peu fin, mais dont les ficelles fonctionnent…

Mais que s’est-il donc passé pour que, brutalement, Orangina se retrouve ainsi sur la sellette ?

Des faux comptes, pour une animation simulée

Qu’il est dur de mobiliser une communauté en ligne volage et sollicitée de tous les côtés ! La tentation est grande, pour un community manager, de créant de faux comptes pour donner l’illusion du mouvement, et encourager d’autres internautes à réagir. Vous n’avez jamais remarqué que vous rentrez plus facilement dans un magasin plein de monde ? Sur internet, et a priori sur un réseau social, le principe est le même : une page animée est une page qui plaît.

Coups de Pub, après une enquête attentive, a soulevé quelques éléments troublants sur la page Facebook d’Orangina. La marque, en effet, aurait créé des profils bidons pour pouvoir rapidement réagir à ses propres annonces. Le ton employé est semblable sur chacun de ces comptes, et leurs interventions pêchent par leur dimension autarcique : ces « personnes » se plébiscitent entre elles, sont amies les unes avec les autres, et semblent n’avoir qu’une passion dans la vie : aimer Orangina !

Le bad buzz Orangina : la faute à l’agence ?

Orangina a très vite réagi devant les nombreuses réactions indignées des professionnels du community management comme des internautes, affirmant ne pas être informé, en interne, de ces pratiques, et les dénonçant vigoureusement. La faute en incomberait alors à l’annonce chargée du contrat.

L’agence, pour sa part, ne nie pas la création de faux profils mais minimise la portée d’un tel geste, arguant qu’une poignée de profils créés à des fins d’animation ne remet pas en cause l’adhésion de la communauté : Orangina compte 330 000 fans sur Facebook en février 2012. L’agence aurait-elle été encouragée à s’accommoder de l’éthique, même indirectement et insidieusement, par un client qui aurait exigé de meilleurs résultats ? Ou est-ce une pratique courante dans ses rangs ? Nous ne pouvons être sûr que d’une chose : de telles pratiques doivent être évitées, il en va de l’image de marque d’une profession où se côtoient des spécialistes compétents et de véritables « barbouzes ».

En savoir plus : Coups de Pub 

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