Elections : les réseaux sociaux sous surveillance

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Dix candidats sont en lice pour le poste de Président de la République en 2012, et vous irez peut-être (probablement) voter dimanche prochain. Les autorités craignent une fuite des résultats avant 20 heures, mais pourquoi cette peur ?

La loi impose le silence jusqu’à 20 heures

La loi, en France, impose à tous les médias (et citoyens) un silence absolu jusqu’à 20 heures, soit jusqu’à la fermeture des derniers bureaux de vote. Le dessein en est simple : empêcher d’influencer le scrutin en incitant les sympathisants d’un candidat en léger recul d’aller voter en masse pour inverser la tendance. Sur des suffrages où les scores sont particulièrement serrés, l’annonce à l’avance des sondages de sortie des urnes peuvent réellement mettre en péril le jeu démocratique. L’article L.52-2 du code électoral encadre cette obligation de réserve.

Jusqu’à présent, les médias traditionnels ont respecté la règle. Mais que va-t-il se passer avec l’explosion d’Internet et des réseaux sociaux ?

Des réseaux sociaux sous surveillance

Mais les réseaux sociaux et Internet ont bouleversé la donne. Les internautes, ainsi, peuvent facilement se rendre sur des sites étrangers qui ne sont pas soumis au silence. Et les informations recueillies à l’étranger pourraient très vite circuler sur Twitter ou Facebook.

La commission des sondages tente de prendre les devants, et a annoncé qu’un système de surveillance des réseaux sociaux serait mis en place. Elle a de même rappelé les sanctions auxquelles s’imposent les contrevenants : 75 000 euros d’amende ! De quoi inciter à la patience ? Les fuites seront inévitables, mais peut-être pourront-elles être contingentées ?

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