Quelques astuces pour éviter les filtres anti-spam

Peut-être faites-vous, de temps en temps, un petit détour par votre dossier spams, lorsque vous vous rendez sur votre boîte mail. Vous recevez sûrement encore plus de pourriels que d’emails. Mais comment les filtres anti-spam font-ils pour déterminer quels mails sont moins pertinents que d’autres ? La prise en compte des critères automatiques des messageries est indispensable pour une campagne emailing réussie.

De la nécessité d’un filtre anti-spam

En tant qu’utilisateur, vous n’appréciez pas de recevoir chaque jour de nombreux mails non sollicités, faisant la réclame pour tout et pour rien. Cette profusion de messages, souvent de qualité médiocre, agace. Les mails informatifs, écrits dans votre langue ou proposant des produits vraiment intéressants, peuvent trouver grâce à vos yeux : ils le trouvent aux miens. Mais tous ces mails pour gagner en virilité, que ce soit par la chirurgie ou la pharmacopée… Ras le bol ! De même pour toutes ces orphelines, qui cherchent un heureux bienfaiteur et qui sont prêtes à le rémunérer grassement…

Un filtre anti-spam est donc un argument de poids dans la concurrence féroce que se livrent les différentes messageries en ligne, car il garantit à l’internaute un certain confort d’utilisation et lui fait gagner un temps précieux. Mais quand vous passez de l’autre côté de l’écran, et endossez le rôle du « spammeur », ces barrières de protection posent de réels problèmes, et limitent la portée d’une campagne d’e-marketing.

Des mots-clés à bannir

Le principe de base du filtre anti-spam repose sur des mots interdits, qui ne doivent pas être marqués dans le mail, et encore moins répétés. Certains sont des mots génériques, et doivent être proscrits. On peut citer, entre autres, sexe, piratage ou encore viagra. Vous ne serez pas concerné par ceux-ci, normalement.

Mais d’autres, qui appartiennent pourtant au langage commun, sont aussi à éviter. Ils font généralement explicitement référence à un message commercial volontariste, comme économisez, gagnez ou encore gratuit auront toutes les chances de vous faire aboutir dans le dossier des indésirables. Évitez aussi les habituels « cliquez ici », et faites preuve d’imagination dans l’ancre de votre lien hypertexte.

Une adresse d’envoi à choisir avec soin

Généralement, votre prestataire vous permet de choisir votre adresse d’envoi. Certains formats doivent être évités, car souvent pris en compte dans les critères de détermination des courriers considérés comme indésirables. Les adresses génériques, comme « contact@entreprise.com », « info@entreprise.com », « no-reply@entreprise.com », devraient être évitées dans la mesure du possible.

Pourquoi ne pas envoyer un mail avec une adresse personnalisée, du format « prénom@entreprise.com » ? Pensez aussi à utiliser une adresse valable, idéalement créée spécifiquement pour votre envoi. Certains destinataires, intéressés par vos offres, ne cliqueront pas sur le lien dans le mail, mais répondront directement. Vous pourrez aussi désactiver les barrières qui demandent une intervention manuelle, comme MailInBlack qui demande à l’expéditeur, par retour de mail, d’authentifier son courrier en remplissant un captcha. Ces adresses, bien protégées, sont souvent les plus intéressantes, car leurs utilisateurs sont moins sollicités et plus disponibles.

Des filtres de plus en plus intelligents

Les filtres anti-spam évoluent régulièrement. Ainsi, un utilisateur, par les messages qu’il va orienter vers son dossier indésirables, influera sur les critères de sélection des futurs messages reçus. Si des messages traitant de la même thématique sont systématiquement jugés comme des pourriels, le filtre finira par en déduire qu’au regard de cet utilisateur, les mails utilisant ce champ sémantique sont des spams.

L’utilisateur peut aussi bloquer manuellement certains mots, qu’ils jugent être trop souvent présents dans les messages qui l’importunent.

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